Moselle Révélations

EDITO 3 : On en parle dans les chaumières​

René HOMBOURGER dans la campagne (DR)
René HOMBOURGER dans la campagne (DR)

Moselle-révélations.fr est devenu un sujet de conversation de tous les instants dans notre région de Moselle nord. Au resto, dans les réunions publiques ou privées, lors des vœux de la nouvelle année dans les mairies, on parle, souvent à mi-voix, des infos que je publie régulièrement sur mon site dédié à la petite et la grande délinquance en col blanc. De cette corruption banalisée et quotidienne nourrie par des élus peu scrupuleux, des chefs d’entreprises omnivores et des fonctionnaires complices. Pour qu’il y ait corruption, il faut qu’il y ait un corrupteur et un corrompu. Et parfois des relais entre les deux que sont ces intermédiaires de l’ombre qui touchent leur commission au passage. Certes, il n’y a rien de bien nouveaux dans ces pratiques illicites. Mais le fait de donner des exemples concrets, des noms, des dates, des lieux, des faits, montre à quel point le phénomène est répandu, quasi-permanent, surtout dans les affaires immobilières. A quel point il est omniprésent dans notre société et à quel point il perturbe le marché économique au profit des personnes mal intentionnées.
A Thionville, les exemples sont nombreux. Nous avons évoqué l’extension du ball-trap avec l’apport de déchets venus du Luxembourg et les sommes folles qui ont circulé entre le Luxembourg et la mairie de Thionville. Nous avons parlé de ces ponts inutiles qui ont coûté 75 M€ à la charge du contribuable pour complaire à un promoteur bien en cour, intime avec le maire et la première adjointe. Tout a été convenu lors d’un repas à Zouftgen, le 13 octobre 2017. Le maire a annonce : « la mairie et le promoteur son désormais définitivement liés ».

Nous parlerons prochainement du scandale des abattoirs et de quelques autres dossiers tout aussi emblématiques des relations troubles entre élus et promoteurs.
Mais la corruption n’est pas réservée aux grandes agglomérations. Elle s’installe durablement dans les petites communes. A Kuntzig, où le maire Patrick Becker veut « du fric, du fric ». A Distroff, où un agriculteur, avec la complicité des élus, exploite illégalement une décharge sur un terrain agricole. A Basse-Ham, où la construction d’un lotissement et d’un ensemble sport-loisir a tourné à la catastrophe aux premières pluies. Nous parlerons bien tôt de ces autres communes, comme à Sierck-les-Bains où, il y a quelques années, un projet de centre de loisirs identique à Center Park porté par le groupe Dunhill a capoté du fait d’une incompétence totale des acteurs économiques locaux.

Il faut croire que nos informations, concrètes, étayées par des preuves, passionnent nos concitoyens. Plus de 25.000 internautes se sont branchés sur un site voisin qui faisait connaître Moselle-révélations. Et des révélations, il va y en avoir encore durant cette campagne des municipales et après. On n’a pas fini d’en parler dans les chaumières.

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