Maire de Kuntzig et premier vice-président du syndicat des transports en commun de Thionville-Fensch, Patrick Becker, donne parfois libre cours à ses penchants despotiques. Surtout lorsqu’on lui résiste.
Le premier magistrat d’une commune, qu’elle soit petite ou grande, doit avoir un comportement exemplaire en toutes circonstances. Ses décisions doivent être empreintes de sagesse, de pondération, de mesure et profiter à l’ensemble de ses administrés. On attend d’un maire qu’il soit une sorte de juge de paix, de garant de l’autorité et de la bienséance. Un modèle, en quelque sorte.
Patrick Becker, maire de Kuntzig et premier vice-président du TeMo Territoires et Mobilités Moselle Nord (ex SMiTU), est à l’inverse de tout cela. Il ne pense qu’à lui. A lui et au ‘’fric’’, comme il dit, le fric qu’il attend de sa position d’élu. Il avantage ses amis, il n’hésite pas à menacer voire à contraindre ceux qui lui résistent. Voici quelques faits qui situent bien le personnage.
Lors des dernières élections municipales, Becker Patrick s’est répandu, dans les chaumières, pour dénigrer ses opposants, candidats aux élections. « C’est le père et le beau-père du promoteur » disait-il en forme de menace. « C’est un coup du promoteur ». Le promoteur étant René Hombourger, originaire du village qui a refusé à de nombreuses reprises de céder au chantage et au racket financier de l’élu (environ 200.000 € en liquide). Depuis deux mandats, Becker n’a rien réalisé sur la commune.
René Hombourger a réalisé le remembrement rural. Lors d’une récente réunion publique, le maire a ricané : « le promoteur du remembrement n’était pas un visionnaire, il n’a pas intégré les pistes cyclables dans les zones agricoles ». Rappelons que c’était il y a 45 ans. A cette époque, il n’y avait même pas de chemins ruraux.
Durant les mandats de Jean-Claude Fiack et Roger Quételard, soit six mandants, René Hombourger a été le partenaire du développement du village, par la mise à disposition de parcelles foncières, même de parcelles de famille :
=) Lotissement rue des Tilleuls
=) Rue des Romains
=) Route de Distroff
=) Rue des Côteaux
=) ZAC Les Passereaux.
Becker n’ayant rien réalisé, par lui-même, il a fait des lettres de dénonciation visant René Hombourger.
Il ne s’agit-là que des derniers avatars de cet élu, imbu de lui-même. Un maire autocrate qui n’entretient même pas ses propres terrains transformés en friches. Au cours de l’été 2025, René Hombourger a demandé une expertise sur l’état et les risques des terrains qui jouxtent sa maison d’habitation et les autres maisons de la rue.
L’un appartient à Lionel Doeuch, l’autre appartient à l’indivision de la famille Becker. En juin 2025, René Hombourger a déposé une plainte à la gendarmerie (voir pièce jointe) après avoir averti la mairie et la préfecture, que les parcelles de ses voisins sont laissées à l’état de friches. La végétation déborde et, en cas d’incendie, cela peut poser des problèmes de sécurité et de survie, comme ce fut le cas, récemment, pour l’incendie de l’église de Montenach (57) et pour les habitations toutes proches. Il y a aussi les déchets qui s’entassent et attirent les rats et autres nuisibles.
René Hombourger constate aussi sur les parcelles voisines des dépôts divers (crochets en métal, bâches usagées, vieux pneus, etc.) qui sont insalubres et dangereux.
Avant d’engager une procédure, René Hombourger décide d’aller en parler à Jean-Claude Becker, le père du maire actuel. Pour « chercher un arrangement amiable » car les deux hommes se connaissent bien et s’apprécient. Or, Jean-Claude Becker, toujours propriétaire des parcelles concernées, pensait qu’elles avaient été vendues à René Hombourger. Ce qui n’est pas le cas. Jean-Claude Becker a appris à cette occasion que ses terres avaient été déclassées en terrains agricoles par son fils lors de la révision du PLU.
Ainsi, malgré plusieurs avertissements et tentatives de conciliations avec ses deux voisins indélicats, René Hombourger a été contraint de s’adresser à la gendarmerie. Puis, de demander une expertise, confiée l’Union des Experts de Metz. Le 23 octobre 2025, un expert de cette compagnie a convoqué les propriétaires des terrains. Si Lionel Doeuch s’est bien présenté (après avoir fait un peu de ménage sur sa parcelle), Parick Becker a superbement ignoré la convocation. (Voir pièces jointes). Voilà une attitude qui en dit long sur le personnage : un individu qui méprise les autres et fuit ses obligations de police et ses responsabilités.
Un individu malsain
Les frasques du maire ne se limitent d’ailleurs pas à ce comportement tyrannique et désinvolte. Patrick Becker est un individu malsain et malfaisant pour sa commune. Nous l’avons dit, nous l’avons écrit et nous l’avons démontré : le maire a falsifié les dossiers administratifs lors de l’élaboration du PLU pour favoriser ses amis et se venger de ses ennemis.
Par exemple, le maire a refusé le permis de construire à l’entreprise Kluthe-France qui souhaitait installer ses nouveaux bureaux pour la France sur le site de son usine, spécialisée dans la fabrication de vernis et peintures. Aujourd’hui, les terrains sont déclassés.
Même chose près de la boulangerie où un terrain reste en friche par la seule volonté du maire et de son conseil municipal.
Autre exemple : le projet du programme de construction de vingt-deux maisons, rue des Ponts a été cassé. « Nous étions détenteur d’un permis d’aménager, étant propriétaires du foncier par acquisition explique René Hombourger. Or, l’affaire a été bloquée par le maire qui a souhaité que ces terrains constructibles soient classés en zone agricole. Motif ? Le refus de René Hombourger de se soumettre aux exigences financières personnelles de Patrick Becker et d’un arrangement sous le manteau. « Je veux du fric, du fric » exigeait l’élu. Il s’agit de corruption à laquelle René Hombourger n’a pas voulu céder.
Quels sont les liens entre Patrick Becker, maire, Xavier de Lazzer, premier adjoint et les autres élus du conseil municipal ? Sont-ils complices ou sont-ils de simples spectateurs ? La question mérite d’être posée.
Le plus étrange, c’est que le préfet de la Moselle et ses services de contrôle ont contesté les modifications de la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLU) et les orientations fixées dans une note de la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAE-voir documents ci-dessous). Le maire n’en a pas tenu compte. Et que s’est-il passé ? Rien. Le maire d’une petite commune serait-il au-dessus des lois ? La parole de l’Etat ne vaudrait-elle plus rien dans notre belle République bananière ? La corruption a de beaux jours devant elle.
Ce n’est pas tout. On s’étonne que le 3ème adjoint, Didier Lefevre, bénéficie de la chasse communale en direct pour la modique somme de 1700 €/an (voir document). Sa valeur réelle est supérieure à 4.000 €/an selon un expert. Un petit cadeau aux amis, ça fait toujours plaisir.
Au fait, Didier Lefevre est cet élu mis en cause dans l’affaire Regis Paul, du nom de l’agriculteur qui a déposé plainte à la gendarmerie de Guénange, contre Patrick Becker pour harcèlement moral. Entendu le 28 mars 2025 (voir document) Régis Paul explique aux gendarmes qu’il est un gros agriculteur de Distroff et qu’il a rencontré le maire de Kuntzig pour des questions agricoles, concernant notamment le parc communal qui a été attribué en direct et de manière illégale à François Brauer, agriculteur à Distroff en contrepartie de fausses attestations. Or, Régis Paul a subi un interrogatoire sous la contrainte en mairie de Kuntzig pendant une heure et demie sur des faits qui n’ont rien à voir avec les questions agricoles.
Et il apprendra de la bouche du 3ème adjoint, Didier Lefèvre, qu’il a été enregistré à son insu.
On apprendra lors de cette audition à la gendarmerie, que Didier Lefèvre aurait affirmé « savoir comment tuer ou faire crever des animaux ». Or, Régis Paul précise aux gendarmes « j’ai des vaches que l’on a retrouvé crevées à cette époque sur Kuntzig sans explications » !!! Précisons, ce que peu de personnes savent, que M. Lefèvre est responsable départemental des piégeurs de nuisibles et qu’à ce titre il peut facilement disposer de grandes quantités de poisons. On en revient au moyen-âge et à la sorcellerie.
Régis Paul ajoute encore tous les tracas qu’il subit de la part de cet élu et du maire : pose d’un panneau en bout de parcelle pour bloquer le passage des engins agricoles, routes interdites à ses engins, menaces en tout genre. Le maire a même barré un chemin de rural lors de la récolte de maïs. Les agriculteurs en sont venus aux mains. Bref, le maire et son acolyte chasseur rendent la vie impossible à l’agriculteur. Avec, parfois, la complicité d’un autre individu de Distroff, François Brauer.
Cette attitude agressive envers Régis Paul n’est pas sans rappeler celle qu’a subi René Hombourger (Lire article : Kuntzig violences séquestration et soupçons de curruption).
Dans une plainte détaillée datée du 11 août 2023, le promoteur Thionvillois explique qu’il a été « victime de violences, de pressions et même de séquestration » de la part du maire Becker et de plusieurs élus.
Que dit cette plainte ? « Je réponds à une demande de rendez-vous par téléphone, de la part du maire, explique René Hombourger. Le piège a été bien préparé. Le maire m’agresse verbalement, et hurle comme un fou. Je lui demande ce qu’il se passe pour qu’il m’agresse à ce point. Aucune discussion n’était possible vu la violence des propos. Je le salue et je veux quitter la pièce. C’est à ce moment-là que le premier adjoint, Xavier de Lazzer me bloque par une clé d’étranglement très violente alors que le deuxième adjoint, Patrick Vécrin et une autre personne m’empoignent par les bras et me bloquent sur le siège. Je leur dis : « vous êtes devenus fous ». De Lazzer continu son étranglement, jusqu’à vouloir me faire perdre conscience. Le maire hurle à ne plus en finir en disant : ‘’je veux du fric, du fric’’. Je lui réponds : ‘’ tu fais comme moi, tu vas voir la banque.’’ J’ajoute : « tu veux faire comme à Thionville ? » Il répond du tac-au-tac : ‘’avec tout ce que je sais sur eux, ils ne sont pas en taule, donc je ne risque rien’’.
Rappelons que Patrick Becker, électricien de formation, est le premier vice-président du TeMo (ex-SMiTU) le service des transports en commun de Thionville-Fensch, que présidait alors Roger Schreiber, dit au niveau national « Monsieur 10% ».
Compte tenu des nombreux scandales révélés dans la gestion des bus, la réalisation de ponts inutiles, etc. la Cour des Comptes a saisi le Procureur d’une plainte et plusieurs associations ont fait de même.
« La clé d’étranglement et l’interrogatoire ont duré exactement une heure et je pense avoir été enregistré par son téléphone sans le savoir » explique René Hombourger.
Au bout d’une heure d’interrogatoire, le téléphone du maire a bipé, l’alarme de la salle polyvalente aurait retentie. Fin de l’incident. « J’ai quitté son bureau ».
Pour parachever ce portrait du maire électricien de Kuntzig, révélons que fin décembre 2023 René Hombourger a été destinataire d’une dénonciation anonyme dans laquelle l’auteur évoquait les sommes d’argent considérables en liquide versées à certaines personnes signataires des contrats passés dans le cade de la construction des deux ponts enjambant la Moselle et les voies de chemin de fer à Thionville. Le président de la Chambre régionale des comptes explique, dans une plainte transmise au procureur de la République, que ce ne sont pas des ponts pour l’usage public, mais à destination privée, d’un coût total de 75 M€, dont les réseaux (électricité, gaz, etc.) d’un montant de 1,6 M€ restent à la charge des contribuables. Ils servent finalement les intérêts d’un promoteur.
« Le 11 janvier 2024 j’ai pris rendez-vous avec le nouveau président du TeMo (ex-SMiTU) pour l’informer du contenu de cette dénonciation, précise René Hombourger. Rémy Dick m’a dit que Patrick Becker n’avait plus aucune responsabilité au sein de la structure, précisant : « Il est exclu de tout. » Mais le doute sur la corruption reste.
Le pouvoir de nuisance de ce maire autocrate reste intact.
Audition de Régis Paul
Les élus fossoyeurs de Kuntzig
Attribution de la chasse à Didier lefèvre


